"S'ouvrir à la vie qui s'ouvre
dégager l'espace
se laisser prendre par le poème
qui nous donne la parole
Essayer de se tenir là
dans la réalité sensible de la vie
Entre le souffle et l'être
surgit l'essence
que l'on nomme poésie"
bm

samedi 18 février 2012

j'ai tout aimé de nous


J’ai tout aimé de nous

Que revienne le jour

Où la joie et la peine

Ont fait valser l’amour

J’ai tout aimé de nous

à la vie à la scène

Sur le pont  le plus fou

Où l’île fût souveraine

Il y eut des soupirs

Il y eut des je t’aime

à l’ombre des pleurs

Et si près de la Seine

Où se passent les heures

J’ai tout aimé de nous

De l'amour à l'aubaine

Celle qui se dit veine

A l’effusion si douce

 J’ai tout aimé de nous

Et le chante et l’ivresse

De nos visages en fête

A la caresse du jour

Il y eut des fous rires

Il y eut des je t’aime

A l’ombre des fleurs

Au creux de la peine

Il est temps de te dire

J’ai tout aimé de nous

Que revienne notre jour

Qui parle par ta bouche

Et s’écrie dans mes lèvres



Brigitte Maillard -Sacem






vendredi 3 février 2012

Abbas Kiarostami, The Walls

courtesy Galerie de France, Paris
Abbas Kiarostami The Walls
Ici se laisser aller sur le mur
Comme le vent calqué par la lumière
Qui épouse l’air et se découvre dans l’ombre

bm

vendredi 27 janvier 2012

aujourd'hui

photo & texte B. Maillard -



Il n'y a pas de jour aujourd'hui
Il y a le vent





lundi 9 janvier 2012

Rabindranath Tagore, Akash bhara soorjo tara

Peinture - Rabindranath Tagore - La mère et l'enfant

"Le ciel rempli d’étoiles et le soleil,
l’univers entier palpitant de vie,
Au milieu de tout, j’ai trouvé ma
place –
Et émerveillé, jaillit ma chanson.
Le sang qui court dans mes veines
ressent
Le mouvement du temps qui
secoue le monde –
Et émerveillé, jaillit ma chanson.
Marchant doucement sur l’herbe
du sentier de la forêt,
Mon esprit rempli du parfum
enivrant des fleurs.
La joie tout autour –
Et émerveillé, jaillit ma chanson.
J’ai ouvert grand les yeux,
confiant mes peines à la terre,
A la quête de l’inconnu au sein
du connu –

Et émerveillé, jaillit ma chanson."
Chanson "akash bhara soorjo
tara" composée par Rabindranath Tagore

( 1861 - 1941 )

 source/Revue Indian perspectives, numéro spécial Rabindranath Tagore


dimanche 25 décembre 2011

tous mes voeux

À VOUS
Au ciel qui vient vers nous
à la vie soudaine qui se livre
aux fleurs aux amis aux ennemis
à tous les êtres de chair
aux pommes aux fruits à l’hiver
à la neige et à tous les exilés
Que les chants d’amour nous renversent
et nous inondent de leur beauté
Bonne année 
aux rouges-gorges aux hyènes 
à Louis XIV Robin des Bois 
à toutes les histoires qu’on s’imagine
Bonne année à tous ceux qui dorment en bas de la rue
comme à tous ceux qui dorment déjà dans les étoiles
Bonne année enfin à l’amour qui nous unit
à la chair qui frémit aux souffles qui se mêlent
aux chevauchées d’amour
à la lumière qui monte du fond du tableau
à l’envie de vivre aux amants enlacés
Bonne année au nouveau monde 


Brigitte Maillard- Sacem -
                                                     

vendredi 16 décembre 2011

Le poète, Nicole Montineri


"Le poète, cet être debout qui porte avec dignité la tragédie de la destinée humaine,
ne craint pas d’entrer dans l’inexprimable, l’indicible qui prend sa source dans l’Invisible. 
Il a affiné sa réceptivité et perçoit l’imperceptible, ce pur espace où la beauté réside dès l’origine.
Le poète invite nos regards qui s’usent, nos cerveaux qui s’engourdissent, à puiser
à la source vivifiante, à laisser resurgir le souffle impersonnel.
Comment renaître si le pas n’est pas solitaire, « pris sous la cendre », pas qui va
au rythme du premier monde ? 
Naître à soi, « au fil de soi », c’est vivre, au plus profond, dans cette haute réalité, 
d’une vibration intense,qu’est l’Invisible. 
Seul le solitaire en permet le déploiement, dans sa conscience  devenue pure perception.
Le mot du poète est un geste qui fait signe, qui indique le point de départ,
la métamorphose universelle, la vie qui se renouvelle à l’infini.
« Donne-toi à l’espace, il est ta nature » : le poète le sait, qui accueille ce qui est vivant 
dans l’espace originel que le silence seul anime, silence qui « se détourne pour te voir 
revenir en son sein », silence qui est nié en ces temps superficiels.
« Plonger dans la nuit noire… et surgir des limites inondée de lumière »…
Le poète chemine sur cette voie singulière de nature spirituelle, voie de longue distance 
où le but se perd et où l’expérience de la nuit, douloureuse, est l’acte d’amour absolu
qui nous dévoile la surabondance de lumière.
Brigitte Maillard en prend le risque."

Nicole Montineri, le 16 décembre 2011 

Merci Nicole d'avoir répondu à ma demande de partage.Le regard que vous portez sur ce recueil 
la simple évidence de la beauté me touche aussi profondément.

Vous pouvez retrouver Nicole Montineri sur son site La conscience Espace

vendredi 2 décembre 2011

que s'est-il passé?


Si je voyais
le ciel descendre sur la terre
La terre remuer les airs
je te verrais toi mon aimé
emplir l’espace de ton être
Je te verrais donner ordres
aux démons qui te blessent
Je te verrais reprendre haleine
et je verrais l’allégresse
qui couvre nos cœurs

Que s’est-il passé ?
qui a vu l’or se refléter sur ton visage ?
qui a crié ?
qui ouvre le sens des pages ?
qu'est-il arrivé à ce monde-là ?

A-t-il voulu que nous dansions le cœur serré sur la raison ?


mercredi 23 novembre 2011

c'est le regard de l'animal



J’y suis au bord du monde
Les yeux posés sur le regard
Alors que monte une gravité soudaine
C’est le regard de l’animal
Il n’y a rien d’autre que ce qui est là
Le reste, une kyrielle d’idées

dimanche 20 novembre 2011

Texture, Michel Baglin

Je remercie Michel Baglin, Poète - Revue Texture, pour ses notes de lecture
"en quelques mots " sur La simple évidence de la beauté dont il a pleinement
saisi l'aventure. Vous pouvez lire cet article ici
Sa revue est une mine de lectures, de rencontres, d'échanges autour de la poésie.
Vous pouvez découvrir  la revue en ligne Texture en suivant ce lien.


vendredi 18 novembre 2011

au coeur de vivre

Entre ce que je suis et ce que tu es, j’ai appris le goût des pommes sur mes lèvres
et la traversée des déserts. Je t’ai vu dresser la table sous le soleil.
Au cœur de vivre, j’ai appris tout et son contraire.
Le feu de l’amour renversé sur le fleuve et la danse des marées.
Tu vois le soleil là-bas, il se lève et toi tu te couches sur la rosée aux intimes. 
Je respire l’odeur de tes mains. Sous le ciel brûlé ton ombre me caresse.
Je t’aime entre nous. Voilà la vie qui se met à chanter