Soleil, vivant soleil

Librairie Galerie Racine Brigitte Maillard soleil vivant soleil


Et que demeure-t-il, en effet, d’un tel itinéraire
que je ne crains pas, pour ma part, d’appeler
« mystique » (au sens le plus réel et le plus originel de ce
mot), si ce n’est d’observer le silence sur cet ineffable,
ce strictement innommable dont le soleil est le symbole
visible au centre de la danse cosmique des planètes et du
monde comme nous le voyons et comme nous pouvons –
aussi – l’aimer ?
Michel Cazenave
extrait quatrième de couverture

Soleil, vivant soleil préface Michel Cazenave Librairie Galerie Racine, 2014
recueil de poésie, 41 pages, 15 euros




Tous mes remerciements à Alain Breton, poète éditeur Librairie Galerie Racine
et Michel Cazenave écrivain, poète et philosophe



"Je l’ai lu comme un herbier de douces éruptions solaires internes, avec, paradoxalement, quelque chose comme une fraîcheur intense. On y sent se déployer un vrai itinéraire, cela cherche et accueille et questionne et frémit, là sous nos yeux. Cela fuse et éclot, – juste, sensible, charnel. Je l’ai repris plusieurs fois au hasard des pages, en y retrouvant la même force et la même tendresse.
Voilà un Soleil résolument balsamique!"

Zeno Bianu, février 2014




Découvrir l’article de Michel Cazenave  En chemin…à propos de Brigitte Maillard
Paru le 26 mars Revue numérique Recours au Poème


 


En chemin… A propos de Brigitte Maillard

 C’est entendu : le soleil nous éclaire et nous réchauffe (le soleil de ce monde, le soleil fait de matière et d’atomes).
  Mais n’y a-t-il un soleil  au delà de ce seul soleil visible, un soleil qui nous entoure de sa ténébreuse lumière, un soleil  « sur-réel » qui serait le guide de nos âmes en ce monde imparfait ?
  Bien sûr, on connaissait déjà le « soleil noir de la mélancolie » dont nous avait déjà tant entretenu, dans son sentiment intime d’être un desdichado, un poète comme Gérard de Nerval – et dont l’appréhension court aussi bien dans de nombreuses pages des Filles du feu que dans Sylvie, pour finir en apothéose dans l’ultime inspiration d’Aurelia.
   N’existe-t-il pas, néanmoins – et encore plus profondément – un autre soleil, dont la noirceur intrinsèque serait due à un trop-plein de lumière (une telle lumière qu’elle aveuglerait nos yeux), un soleil dont l’absence serait la preuve la plus tangible de son irrémessible présence à nos cœurs et à nos mains adorantes ?
   Il me semble (me trompé-je ?) que c’est de ce soleil que nous entretient Brigitte Maillard dans le recueil poétique qu’elle vient de faire paraître,  et que, lorsqu’elle note presque tout de suite (dès la deuxième page précisément) : « tu vois il a disparu/ il ne reste que l’horizon », elle se trouve extraordinairement proche de ce Père de Cappadoce qu’était Grégoire de Nysse quand, dans ses Homélies sur le Cantique des cantiques, il explique que nous allons de « commencement en commencement par des commencements sans fin », et que nous nous approchons ainsi d’un horizon qui, pourtant, se dérobe sans fin.
   Comment comprendre autrement telle notation si proche du Grain de Sénevé de maître Eckhart ou de la parole du « Bienheureux » à Arjuna, dans la Bhagvad-Gita, sur « Cela » qui, à la vérité, ne se trouverait ni près ni loin : « Je suis un peu perdue/ ici-bas n’est pas ici et ailleurs/ ici » ?
   Bien sûr, ces vers se poursuivent par l’évocation de la mort, mais s’agit-il de la même mort à laquelle nous sommes habitués ? Lorsque Brigitte Maillard  écrit par exemple, s’adressant à elle : « décore mon jardin/ de tes mains si douces », pour continuer peu après par : «  éternité/ tu devances ma vie ! », comment ne pas entendre que c’est avec le suprême  mystère qu’elle s’entretient de la sorte ?
   Et dès lors, cet Amour dont ne veut se déprendre l’auteur (mais plutôt, sans cesse et sans cesse, rechercher son essence jusque dans les recoins de la vie), peut révéler son visage sans figure discernable : « je crie l’amour unique/ la flambée de violence/ la courroie qui se brise/ et la corde qui m’attache// fleur au soleil levé je crie/ la chute de l’homme dans les dimensions de dieu »…
   C’est le moment, en effet, où elle peut bien relever que, « Poète sans histoire, au bord du gouffre, la tête renversée je touche au ciel. »  et qu’ « il a fallu mourir// (plus de mille fois par jour/ à la morsure du loup)// pour que naisse le jour/ que la vie se  retrouve/ sans que rêve l’amour ».
    Et si le vrai soleil, dans notre vie comme elle est – et dans cette part d’éternité dont nous sommes aussi constitués – c’était cela : un soleil d’après le soleil, une telle sombre lumière dont nous désespérons de pouvoir jamais l’exprimer – et si son adoration consistait à se taire pour d’autant mieux le révérer dans sa source de bienfaits et son pouvoir de transmutation ?
   « naît alors/ un vrai visage/ sans second plan/ avec Amour///sur le vent de la pierre et des ombres/ sur le verbe fruit/ sur ce qui est là// (demeure le silence)


Michel Cazenave, mars 2014 

« J’ai de la vie à revendre » lance Brigitte Maillard dans un des poèmes de « Soleil, vivant soleil » , publié par la Librairie-galerie Racine. Comédienne, poète et chanteuse qui vit entre Paris et la Bretagne, elle avait déjà rendu hommage à « La simple évidence de la beauté » ( Ed Atlantica 2011 ) et c’est un même élan d’amour – « tu ouvres mon visage mon cœur et mes larmes » - et de vie qui porte ses vers cette fois-ci encore. « On est si peu soit-il un coin de ciel » dit-elle avec probablement, parfois, des accents mystiques. Une poésie ouverte, donc respectueuse du silence et du mystère.  

Michel Baglin, revue Texture mai 2014


Editions Librairie Galerie Racine 26 rue Racine Paris 75006 © Brigitte Maillard



Brigitte Maillard, Soleil, vivant soleil, Ed. Librairie Galerie Racine, Paris

Un mot sans doute pourrait donner une clef, la clef de cet ensemble qu'il faut bien dire solaire : celui de renaissance. Une renaissance qui dessillerait le regard, ferait tomber poussières et scories des corps engourdis, en péril d'ensevelissement, quand de nouveau, impérieuse, la vie frappe à la porte : Ai-je tout bien désappris ? Pas à pas tout est à revivre... Paroles d'amoureuse, paroles de rescapée du péril d'endormissement, de celle qui a éprouvé la traversée du désert
Le livre, ce n'est pas un hasard, ouvre sur une offrande : que me donnes-tu là/des genêts d'or au soleil levant image en abîme où plusieurs soleils se répondent dans une accolade, une contamination captée par Brigitte Maillard. Présence opérante du réveil, avant même de franchir la page.  
Et l'on sait, sans que ce soit tout-à-fait explicite (ou on devine) qu'on entre ici dans un  chant à deux voix, énoncé avec des mots coulés en anneau : Je t'aime entre nous des questions qui sont des appels amour viendras-tu me respirer des fragilités conscientes c'est ce beau sein qui se défait des aveux libres de pudeur mes doigts touchent la lune/écartent mes lèvres  ouvrent le monde/mes aisselles chantent l'amour/plus rien n'existe/la terre s'ouvre enfin/sans le jour ni la nuit.Accompagnées de formules intuitives et heureuses l'ondée souvenir palpables le verbe fruit impératives la langue doit sortir de la pierre/tout ce qui est là doit être chanté. Sans exclure la douleur ni la mort.
Si l'on se penche sur les occurrences, leurs fréquences, celles du soleil répondent censément au titre du livre, quand le temps, la mort chaudron du désir leur font pendant, talonnées l'une et l'autre par celles du vent, du ciel et du temps. Et on s'éprend encore, dans la suite des pages, du rêve, de la prière, avant de couronner le silence où tout s'édifie. Ou s'absente.
On retiendra qu'il ne s'agit pas là d'une juxtaposition de textes, d'un empilement, mais d'un véritable cheminement, d'une quête, faite de refus et d'acceptations : (…) Si peu d'espoir/de ne pas mourir (…) On est si peu soit-il un coin de ciel/on est si grand soit-il le seul verbe qui vaille Avec quelle justesse ce constat !
Alors il me semble que pour le lecteur l'incitation à la lecture peut bien venir de ce poème : quand tu trembles sous mes doigts/que je m'accorde à tes désirs/les mots reprennent leur tour/ils clarifient le monde/à leur manière//sous le rêve de nos amours/se donnent et se libèrent//voici le temps qu'il fait/au soleil levant.
Voilà le temps qu'il fait dans les mots de Brigitte Maillard, en nécessaire  poésie.




Revue Concerto pour marées et silence, revue Poésie N°7 - 2014 / revue créée par Colette Klein, poète et peintre




 On retrouve dans ces pages préfacées par Michel Cazenave le mélange de douceur et d’amour  de la vie propre à l’auteur. Ici « les mots reprennent leur tour/ ils clarifient le monde/ à leur manière ». Pour Brigitte Maillard, la poésie n’est pas réduite à un état d’âme, elle est un monde à vivre. L’inquiétude est assumée, l’espérance n’ignore pas le vide qu’il lui faut surmonter. Sans emphase, avec retenue et vivacité, les poèmes de Brigitte Maillard sont une sorte de traité du bonheur, de quête salvatrice de la félicité dans l’amour.

 Brigitte Maillard, avec une vraie présence sur scène, donne en récital de poésie des extraits de ce livre, accompagnée au piano par Hervé Lesvenan. 



Revue annuelle Spered Gouez / l'esprit sauvage  numéro 20-  revue fondée en 1991 par Marie-Josée Christien et éditée par le Centre culturel breton 




Création ( en écho à un poème extrait de Soleil vivant soleil) d’un livre d’artiste par Dominique Le Page,  peintre graveur lors d’un rendez-vous autour du Livre pauvre - Sur les pas de Daniel Leuwers. Un stage organisé au Moulin de Kéréon dans le Finistère par Marie-Gilles Le Bars aquarelliste et  Serge Marzin, graveur.









Retour de terre de feu.

J'y entends le glacier
S'effondrer
Dans l'antre du fjord
Planer l'albatros
Sur la croupe d'une falaise
Mugir la houle
Tambour
Aux chevilles du cap dur
Miroiter l'océan
En attente de bourrasque
Y savoir l'âme du monde
Dans le creux
Du fabuleux décor
Amour au cœur d'amour

Soleil vivant soleil

Marc Bouriche, le 8 mars 2016


Marc Bouriche, auteur poète. Son site http://marcbouriche.blogvie.com/accueil/
Cinglant à sec de toile Lettres d’escale à mes patients, éditions Trois orangers, 2008




Soleil, vivant soleil Brigitte Maillard préface Michel Cazenave Librairie galerie racine






Commentaires

  1. Un nouveau recueil! Prévenez nous vite quand il sera disponible!

    RépondreSupprimer
  2. en fait Orfeenix il est déjà disponible en librairie sur commande et à la Fnac, très prochainement. Je note de suite sur le message!
    Je vous embrasse

    RépondreSupprimer
  3. Félicitations, chère Brigitte. Que ton soleil poétique rayonne toujours!

    RépondreSupprimer
  4. Chère Brigitte, c'est avec empressement que je vais passer commande de "Soleil, vivant soleil". Je sais que la moisson sera belle et la joie au rendez-vous.

    RépondreSupprimer
  5. Chère Sylvie merci! Tout comme je découvrirai, je l'espère très bientôt, tes poèmes chantés et ton prochain recueil. En amitiés, Brigitte

    RépondreSupprimer
  6. Je viens de recevoir "Soleil, vivant soleil".
    Il faudra que je le lise et relise. Je me suis réjoui à ma première lecture qui me renvoi à mon étude d'Akhenaton premier pharaon monothéiste avec le soleil (Aton) comme dieu. Une certaine convergence de vos pensées avec le grand Hymne d'Aton (voir mon blog) composé par Akhenaton Ce soleil qui, avec l'aide du feu crée les choses et parfois nous enflamme.

    RépondreSupprimer
  7. Caphadock, merci pour votre message. Le soleil est un donneur de vie, Un symbole d'une force incroyable. D'une culture à l'autre,c'est vrai nous le retrouvons...l'être intérieur a besoin ( parfois) de "sacré" point d'appui pour dire la puissance de ce qui nous traverse; à très bientôt.



    RépondreSupprimer
  8. Je vais m'empresser de le commander, mon ami Jacques Viallebesset le recommande vivement. Je vais ainsi découvrir votre écriture que j'imagine déjà si belle à la vue des autres commentaires, je vous souhaite une belle semaine, amicalement, Marie FUNCK

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bienvenue à vous Marie! Et nous nous retrouvons je vois sur facebook grâce à Jacques Viallebesset,
      à très bientôt alors.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire