l'expatrié






Bancal, hirsute
Il avance
Appuyé sur les mythes
La peau dorée par le soleil
Le cœur qui tape
Il a tout donné à la peur de dieu
Son nom est un voile
Il avance dans le silence
L’expatrié
Seul entre deux mimosas
Deux fleurs de pavot
Il avance
Tantôt vif tantôt effacé
L’air le pousse dans le vent
Et renverse ses certitudes
Dans la marge
Il a noté quelques souvenirs
Sur lesquels il s’appuie pour marcher


extrait La simple évidence de la beauté Ed Atlantica  2011

Brigitte Maillard




L'expatrié, Brigitte Maillard, poème



Commentaires

  1. Ce qu' il est beau aussi celui ci! J' y ai pensé devant les Lee Jeffries.

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    1. oui Orfeenix, Lee Jeffris, bien sûr, c'est là, chez vous http://galaterato.blogspot.fr/2012/11/hameceurs.html où j'ai découvert au côté de votre écriture si passionnée que j'aime lire et qui me surprend toujours!

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